AIGLEPIERRE

Une courbe de la voie ferrée Paris/Genève ceinture le village d'Aiglepierre situé au pied du Revermont. Aiglepierre : le nom évoque-t-il l'image d'un aigle dans un décor rocheux ? ou plus prosaïquement «Aigrepierre», un terrain un peu aride où le rocher affleure un peu partout.

La seigneurie d'Aiglepierre passa de la famille de Gilley à la famille Pourtier et en 1745 par mariage à la famille de Junet. Le château semble dater du début du XVIIème. En 1850 Rousset parlait d'un manoir féodal élevé sur l'emplacement d'une villa romaine. Le château actuel se compose de trois corps de bâtiments en U autour d'une cour ouverte à l'est sur un parc. Entre les deux ailes se développe un corps de logis, le rez-de-chaussée offre la particularité d'être formé d'un galerie de trois arcades en plein cintre et quatre bouchées.

Sous la troisième arcade se trouve un porche qui traverse tout l'édifice. Le premier étage présente un bel alignement de sept fenêtres chacune d'entre elles étant régulièrement au-dessus de chaque arcade. En avant de la toiture, un fronton couronne les trois fenêtres centrales. L'originalité de la façade occidentale est une tour carrée plaquée à l'angle SO., et au centre de la façade, une porte en plein cintre entre deux pilastres surmontés d'un fronton. L'ancienne chapelle castrale sert d'église paroissiale.